L'alcool ne fait pas partie des produits indispensables; il est normalement superflu. Bien qu'il ne soit pas vital pour l'homme, il est devenu, dans les esprits, un aliment à part entière.
Chacun sait que l'humain a besoin d'aliments solides et d'aliments liquides. Les premiers sont la viande, les légumes, les fruits, etc. Les seconds apportent l'eau nécessaire: jus de fruits, lait, vin, bière, cidre, toutes les eaux minérales...
Voici comment cela fonctionne: lorsque le corps a besoin d'aliments solides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la faim. Lorsque le corps a besoin d'aliments liquides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la soif. Nous connaissons tous ces deux signaux. Lorsque le signal de faim se manifeste on pense de plus en plus à manger. Notez-le, on finit même par ne penser plus qu'à ça, si le repas se fait attendre.
Mais ces deux signaux de faim et soif ont leurs contraires peut-être plus importants pour notre santé. On les appelle "signaux de satiété". Ils coupent la faim ou l'appétit au bon moment ; au-delà, manger devient moins intéressant, et pénible quand un repas forcé se prolonge. Ces contraires - appelés aussi "arrêts instinctifs" - sont très importants pour notre bonne santé : ils ajustent la prise d'aliments, ou de boissons, à la quantité voulue pour les besoins du corps. Ils évitent de graves maladies par surcharge.
Ces signaux sont d'une extraordinaire précision. Vérifions notre poids d'un bout de l'année à l'autre. Dans ce temps nous mangeons près d'une tonne d'aliments. Ce poids demeure identique quelles que soient les fantaisies passagères ou les variations selon les saisons, les activités physiques, etc.. Un petit dérèglement, en avance ou en retard, dans l'apparition des signaux dont on parle, entraînera maigreur ou obésité. Pour l'eau la précision est très grande et chaque prise de boisson est rigoureusement programmée par le corps ; l'arrêt instinctif est impératif : le déplaisir remplace vite le plaisir d'étancher sa soif. Ces choses, que vous avez reconnues, se passent ainsi pour tous les aliments et boissons sauf pour certains :
- le chocolat : pour presque tout le monde, le chocolat ne fait pas apparaître les signaux de satiété mais au contraire augmente l'envie au fur et à mesure que l'on en mange ; c'est ce qui en fait une friandise appréciée, même après les repas copieux ;
- l'alcool entraîne la même réaction, mais pas chez tout le monde ; pour 8 à 11% des personnes, celles qui vont tout à la fois l'apprécier, le rechercher et en pâtir : les alcoolo-dépendants.
L'alcool est un aliment qui se boit. Il empêche, chez vous, l'apparition du signal de satiété et, pire encore, rend le besoin plus vif. Cette réaction, qui n'existe pas chez tout le monde, constitue tout le danger de la maladie puisqu'elle va en sens contraire des lois biologiques, donc de la vie. Elle oblige à ingérer des doses forcément toxiques puisque la régulation naturelle ne vient jamais la limiter, comme il en est pour les autres substances (sauf le chocolat). L'alcool, pour vous, fonctionne à l'envers des autres aliments. Etant hospitalisés on ne vous a pas donné d'alcool, et vous en avez de moins en moins envie à mesure que votre corps s'en débarrassait. Alors que, sans manger, vous auriez eu de plus en plus faim....
Voici ce qui se passe chez les personnes alcoolo-dépendantes :
- pas d'alcool dans le corps : pas d'envie, pas de besoin ;
- de l'alcool dans le corps : boire encore n'arrête plus l'envie de boire. Il s'ensuit une réaction psychologique de recherche de boisson, mais personne, alcoolique ou pas, ne peut arrêter la consommation d'un produit qui augmente lui-même l'appétit de le consommer.
Chacun sait que l'humain a besoin d'aliments solides et d'aliments liquides. Les premiers sont la viande, les légumes, les fruits, etc. Les seconds apportent l'eau nécessaire: jus de fruits, lait, vin, bière, cidre, toutes les eaux minérales...
Voici comment cela fonctionne: lorsque le corps a besoin d'aliments solides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la faim. Lorsque le corps a besoin d'aliments liquides, l'esprit reçoit un message qui s'appelle la soif. Nous connaissons tous ces deux signaux. Lorsque le signal de faim se manifeste on pense de plus en plus à manger. Notez-le, on finit même par ne penser plus qu'à ça, si le repas se fait attendre.
Mais ces deux signaux de faim et soif ont leurs contraires peut-être plus importants pour notre santé. On les appelle "signaux de satiété". Ils coupent la faim ou l'appétit au bon moment ; au-delà, manger devient moins intéressant, et pénible quand un repas forcé se prolonge. Ces contraires - appelés aussi "arrêts instinctifs" - sont très importants pour notre bonne santé : ils ajustent la prise d'aliments, ou de boissons, à la quantité voulue pour les besoins du corps. Ils évitent de graves maladies par surcharge.
Ces signaux sont d'une extraordinaire précision. Vérifions notre poids d'un bout de l'année à l'autre. Dans ce temps nous mangeons près d'une tonne d'aliments. Ce poids demeure identique quelles que soient les fantaisies passagères ou les variations selon les saisons, les activités physiques, etc.. Un petit dérèglement, en avance ou en retard, dans l'apparition des signaux dont on parle, entraînera maigreur ou obésité. Pour l'eau la précision est très grande et chaque prise de boisson est rigoureusement programmée par le corps ; l'arrêt instinctif est impératif : le déplaisir remplace vite le plaisir d'étancher sa soif. Ces choses, que vous avez reconnues, se passent ainsi pour tous les aliments et boissons sauf pour certains :
- le chocolat : pour presque tout le monde, le chocolat ne fait pas apparaître les signaux de satiété mais au contraire augmente l'envie au fur et à mesure que l'on en mange ; c'est ce qui en fait une friandise appréciée, même après les repas copieux ;
- l'alcool entraîne la même réaction, mais pas chez tout le monde ; pour 8 à 11% des personnes, celles qui vont tout à la fois l'apprécier, le rechercher et en pâtir : les alcoolo-dépendants.
L'alcool est un aliment qui se boit. Il empêche, chez vous, l'apparition du signal de satiété et, pire encore, rend le besoin plus vif. Cette réaction, qui n'existe pas chez tout le monde, constitue tout le danger de la maladie puisqu'elle va en sens contraire des lois biologiques, donc de la vie. Elle oblige à ingérer des doses forcément toxiques puisque la régulation naturelle ne vient jamais la limiter, comme il en est pour les autres substances (sauf le chocolat). L'alcool, pour vous, fonctionne à l'envers des autres aliments. Etant hospitalisés on ne vous a pas donné d'alcool, et vous en avez de moins en moins envie à mesure que votre corps s'en débarrassait. Alors que, sans manger, vous auriez eu de plus en plus faim....
Voici ce qui se passe chez les personnes alcoolo-dépendantes :
- pas d'alcool dans le corps : pas d'envie, pas de besoin ;
- de l'alcool dans le corps : boire encore n'arrête plus l'envie de boire. Il s'ensuit une réaction psychologique de recherche de boisson, mais personne, alcoolique ou pas, ne peut arrêter la consommation d'un produit qui augmente lui-même l'appétit de le consommer.